Peinture et cinéma

vendredi 15 février 2008.
 

Quelques livres

Cinéma et peinture de Luc Vancheri. Collection Armand Colin Cinéma. Le cinéma ne vient pas de la peinture, et cependant ce qu’il élabore comme pensée de l’image et de l’art ne peut être restitué sans elle. Encore le rapport de ces arts va-t-il bien au-delà des seuls effets de présence de la peinture (biographie de peintres, œuvres citées, remplois de motifs et de formes) dans les films. C’est un ensemble de savoirs et de pratiques, de problèmes et de solutions que le cinéma expérimente au contact de la peinture. Comment passe-t-on de la peinture au cinéma ? De l’impressionnisme aux frères Lumière ? Du XIXe siècle au XXe ? Pour certains, le cinéma vient libérer la peinture (É. Faure), pour d’autres, il s’apprête à réussir là où l’opéra a échoué, en incarnant l’idéal d’un art total (S. M. Eisenstein), pour d’autres encore il accomplit une réforme majeure de l’idée même d’art (W. Benjamin). Ces thèses surgissent alors même que le cinéma naissant et la peinture en crise affirment leur fascination mutuelle ; c’est le début d’une intense expérimentation croisée. Tout se partage. Des problèmes de peinture sont explorés en cinéma (H. Richter, V. Eggeling), des formes cinématographiques passent dans la peinture de F. Léger et de M. Duchamp, des cinéastes interviennent picturalement sur le film (S. Brakhage). Les approches que privilégie ce livre d’esthétique sont autant de contributions à une histoire des images et de l’art.

CinémAction n°122, janvier 2007 : « Arts plastiques et cinéma » dirigé par Sébastien Denis Les relations entre arts plastiques et cinéma constituent un vaste champ d’étude qui connaît depuis quelques années un succès grandissant. Si elles ont souvent été analysées, les relations complexes restent totalement ouvertes et permettent de questionner en profondeur la pratique même du cinéma. Le choix a été fait ici de dépasser la représentation du geste artistique pour retourner au geste lui-même, en traitant des dimensions les plus vives des arts plastiques : le mouvement, le rapport au temps, à l’histoire et au monde contemporain, l’éternelle expérimentation, qui sont au coeur du geste créatif. Ainsi les rapports entre arts plastiques et cinéma ont-ils été envisagés au présent, dans la réactualisation des gestes artistiques radicaux qui ont donné naissance aux « arts plastiques », entendus dans leur dépassement des beaux-arts. » Agrégé d’arts plastiques et docteur en histoire du cinéma, Sébastien Denis est maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille 1.

-DECADRAGES de Pascal Bonitzer - Editions de l’Etoile, 1985

-PETER GREENAWAY par Daniel Caux, Michel Field, Florence de Meredieu - Editions Dis Voir, 1987

-L’OEIL INTERMINABLE de Jacques Aumont - Lignes S.A, 1989

-LE CINEMA CUBISTE de Standish D. Lawder - Editions Paris Expérimental, 1994

-LE CINEMA AU RENDEZ-VOUS DES ARTS, FRANCE ANNEES 20 ET 30 de Emmanuelle Toulet - Bibliothèque Nationale de France, 1995

-IDEES D’UN PEINTRE SUR LE CINEMA de Marcel Gromaire - Nouvelles Editions Ségulier, 1995

L’EUPHORIE Arts plastiques- Cinéma- Philosophie Sous la direction de Joël Gilles Editions l’Harmattan Si l’enthousiasme est un concept esthétique traditionnel, il n’en est pas de même de son exaspération : l’euphorie. Ce petit ouvrage mène pourtant l’enquête sur la place que l’état euphorique et son inverse la dysphorie ont pu tenir dans la création philosophique, artistique ou cinématographique.

Quelques revues :

-  Positif n°189 (janvier 1977) : La toile et l’écran d’Alain Masson
-  Cahiers du cinéma n°421 (juin 1989) : Le cinéma est la peinture, le cinéma hait la peinture

-  Positif n°353/354 (juillet août 1990) : Cinéma et Peinture

-  Art Press n°254 (février 2000) : Le récit dans la peinture jusqu’au cinéma

Pierre Eisenreich : Sortie de la toile, positif n°540, février 2006 p. 94.

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